Les Cathédrales

Auch

Cathédrale : Sainte-Marie Maire :
Département : Gers Diocèse : Auch
Région : Midi-Pyrénées Evêque : Maurice Gardès
Protection : Monument historique,
UNESCO,
Ville d'art et d'histoire,
Chemins de St-Jacques
Statut : Cathédrale, siège de l'évêché
Propriétaire : Etat Présence d'une cité épiscopale / d'un groupe cathédral
Lien : Adhérent : Oui
   

Particularité architecturale

"Construite en pierre calcaire locale, la cathédrale se compose de trois nefs divisées en cinq travées, d’un transept non débordant, et d’un choeur profond entouré d’un déambulatoire prolongeant les nefs latérales. Bien qu’achevée en 1680, la façade s’inspire des dessins établis dès 1560 par l’architecte Jean de Beaujeu : on y retrouve la division en trois registres horizontaux et verticaux des façades harmoniques gothiques, même si les trois grandes arcades encadrées de colonnes corinthiennes engagées, ainsi que le répertoire décoratif, avec ses putti, rinceaux* et autres guirlandes traduisent nettement le retour à l’antique qui s’opère durant la Renaissance. Le décor sculpté des parties hautes, réalisé entre 1670 et 1680, plus sobre et moins abondant, indique l’influence naissante de la rigidité du style classique. L’élévation intérieure reprend la division tripartite gothique (grandes arcades, triforium*, fenêtres hautes) et les voûtes sur croisées d’ogives, mais le recours aux arcs en anse de panier sur le faux triforium* trahit de nouveau le style Renaissance. L’assise est confortée à l’extérieur par des contreforts à l’aplomb des chapelles, de hautes culées et de petits arcs-boutants. On parle alors de “gothique des temps modernes” ou “gothique de la Renaissance”, mis en oeuvre ici par Pierre Levesville, un architecte orléanais qui a également réalisé les voûtes de la cathédrale St-Etienne de Toulouse. Les dix-huit verrières aux couleurs chatoyantes du déambulatoire sont contemporaines de la construction des chapelles : achevées en 1513, elles sont signées d’Arnaut de Moles et dédicacées en occitan. Elles illustrent des scènes de l’Ancien et du Nouveau Testament (genèse, crucifixion, apparitions du Christ) et présentent une galerie de personnages bibliques (patriarches, prophètes, apôtres) figurés en pied dans des décors architecturaux en perspective. La présence de sibylles témoigne de la réappropriation par l’Eglise catholique de prophétesses païennes réputées annoncer la venue du Christ. Quant aux vitraux de la nef, ils datent du milieu du XVIIe s. et sont constitués de verre blanc encadré de guirlandes de fruits, dont la fameuse poire d’Auch. Longtemps, les cent treize stalles en chêne (1510-1552) ont été le coeur de la vie liturgique pour les chanoines* et les autorités ecclésiastiques. Une soixantaine de personnages en bas-relief sont représentés en pied sur les haut-dossiers, de part et d’autre des stalles réservées à l’archevêque et au pouvoir comtal, reprenant en écho les figures traitées dans les vitraux du déambulatoire ; s’y ajoutent des vertus comme la Justice ou la Charité. Bien qu’anonymes, les artistes ayant réalisé ces stalles font preuve d’une grande maîtrise technique et d’une grande créativité, tant dans la présentation dynamique des personnages que dans les détails des miséricordes* et des parcloses*. Le même soin a été apporté par Jean de Joyeuse à la création du grand orgue, consacré en 1694, et par Aristide Cavaillé-Coll à celle de l’orgue de choeur de style néogothique en 1860, réalisé à la demande de Napoléon III et dont on peut lire le monogramme sur le buffet. Longueur : 105 m Largeur : 37 m Tours : 44 m Voûtes : 26 m (dépliant ""Laissez-vous conter le cathédrale d'Auch"" disponible auprès de l'Office de tourisme ou en format pdf sur demande)"

Précisions

palais archiépiscopal, salle capitulaire de l'ancienne chanoinie, palais de l'officialité

"Détail" historique

"Fondé au IVe s. par st Taurin, l’évêché d’Auch devient archevêché au IXe s. suite au pillage d’Eauze par les Normands en 840. Une chapelle, puis une cathédrale de style roman, consacrée en 1120, voit le jour sur le promontoire rocheux où se développe la ville médiévale. Les archevêques Raymond Copa et st Austinde (1036-1068) s’emploient à bâtir un cloître et des bâtiments canoniaux au sud de l’édifice. Raymond de Pardiac (1096-1118) entreprend au nord la construction du palais archiépiscopal, du palais archiépiscopal, qui prend sa forme actuelle aux XVIIIe et XIXe s. L’ensemble est parachevé au XIVe. avec l’érection, au sud-est de la cathédrale, du palais de l’officialité*. Les querelles avec les comtes d’Armagnac et le manque d’entretien détériorent prématurément la cathédrale romane. Démarré à la fin du XIVe s., le chantier de la nouvelle cathédrale ne reprend véritablement qu’en 1489 avec Mgr François- Philibert de Savoie et s’achève en 1680."

Patrimoine mobilier remarquable :

"vitraux d'Arnaut de Moles dans le déambulatoire (1513) 113 stalles du XVIe siècle 2 orgues classés : Jean de Joyeuse (XVIIe) et Cavaillé-Coll (XIXe)"

Travaux d'entretien / de restauration :

"restauration des deux orgues (1998 et 2012) restauration au long cours : façade occidentale aménagement du Musée du Trésor dans le Palais de l'Officialité (""Tour d'Armagnac"")"

Photos

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