Les Cathédrales

Albi

Cathédrale : Sainte-Cécile Maire :
Département : Tarn Diocèse : Albi
Région : Midi-Pyrénées Evêque : Jean Legrerz
Protection : Monument historique, UNESCO Statut : Cathédrale, siège de l'évêché
Propriétaire : Etat Présence d'une cité épiscopale / d'un groupe cathédral
Lien : Site internet
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Vidéos / reportage sur la cathédrale
Adhérent : Oui
   

Particularité architecturale

"La cathédrale d'Albi a été construite à partir de 1282 en réponse à l'hérésie cathare, comme une forteresse de la foi. Plus grande cathédrale de briques au monde, longue de 113mètres et large de 35 mètres, elle domine la ville avec son clocher de 78 mètres terminé en 1492 peu après la consécration (1480). Sainte-Cécile est sans équivalent et en fort contraste avec avec les édifices pleinement gothiques. Son esthétique relève d'une recherche de sobriété dans la composition architecturale : l'équilibre des masses, uniformément construites au moyen de la brique locale, prime sur la valorisation d'un vocabulaire décoratif. L'emploi de la nef unique a géneré un volume de construction qui englobant à la fois le vaisseau et les chapelles, caractéristique du ""gothique méridional"". Cette architecture méridionale a sublimé l'emploi de la brique foraine en tant que matériau unique de construction : la terre cuite a été le support d'une architecture militante dont la plasticité est directement issue de la monochromie du matériau et de la rigueur de sa mise en œuvre."

Précisions

Peu d'édifice sont conservés, la notion de "Cité épiscopale" ne correspond pas à une approche archéologique, elle s'attache à caractériser le fait épiscopal qui a marqué l'histoire et le développement de la ville. La Cité épiscopale témoigne de la symbiose d'une cité avec un groupe épiscopal (cathédrale + palais épiscopal) qui traduit le pouvoir à la fois spirituel et temporel de l'évêque à l'époque médiévale.

"Détail" historique

"La cathédrale d'Albi a été construite à partir de 1282 en réponse à l'hérésie cathare, comme une forteresse symbolisant la puissance de l’Église catholique. Son architecture est indissociable du contexte historique méridional qui est celui de le l'expression forte de l'autorité et de la rigueur de l'église catholique face à l'hérésie cathare. Par ailleurs, à Albi, l'évêque qui unissait en sa personne le religieux et le politique tandis que le corps de ville lui était subordonné témoigne d'un rôle capital de la présence de l'évêque, sans relation avec le phénomène des évêques-comtes ou prairies du Royaume de France. Le décor intérieur, réalisé fin du XVe-début XVIe siècle témoigne de préoccupations esthétiques nouvelles directement liées à la présence d'évêques humanistes, cultivés et mécènes, apparentés à la célèbre famille des Amboise (Louis Ier et Louis II d'Amboise). La cathédrale n'a pas connu de destruction."

Patrimoine mobilier remarquable :

"L'intérieur de la cathédrale abrite un patrimoine remarquable mais 3 chef d’œuvres sont à noter particulièrement : - le choeur > contient avec le jubé une statuaire en pierre polychrome exceptionnelle (plus de 200 personnages de l'Ancien et du nouveau Testament) ; - le Jugement dernier > peinte entre 1474 et 1484, cette peinture murale est la plus grande représentation de Jugement dernier au monde ; elle est due à des artistes flamands ou du moins originaires du nord de la France ; - les peintures des voûtes > réalisées entre 1509 et 1512 par des artistes italiens, il s'agit du plus grand ensemble de peintures renaissances réalisées en France. Ces fresques font de Sainte-Cécile la plus grande cathédrale entièrement peinte. Enfin, chef d’œuvre architectural autant que musical, l’orgue classique (plus grand de France) a été réalisé au XVIIIe par le facteur d'orgue Christophe Moucherel."

Travaux d'entretien / de restauration :

"Une restauration majeure au XIXe siècle à visée conservatoire, a été réalisée par César Daly. Ses interventions ont à la fois prétendu à achever la silhouette de l'édifice et à protéger de façon efficace le décor intérieur menacé par des infiltrations d'eaux de pluie. Son intervention a notamment consisté à mettre en place sur la couverture une charpente monumentale encore aujourd'hui parfaitement intacte et efficace et en camouflage, à surélever les murs goutterrots. Des travaux d'entretien et de restauration sont programmés chaque année sur l'édifice (ex : restauration de peintures murales > 2003-2004, mise en conformité électrique > 2008, aménagement d'une salle du trésor 2001-2008, restaruation de chapelles et buffet de l'orgue > 2009-2010, isntallation d'une colonne sèche > 2012, ... etc.) Les travaux de restaurations font l'objet d’une programmation pluri-annuelle de la part des services de l'Etat et portent actuellement sur les parties hautes (couronnements du XIXe siècle). cette restauration est prévue pour durer quatre ans. Divers projets de restaurations intérieures font actuellement l'objet d'études par les services de l'Etat."

Plan de financement des travaux d'entretien / restauration :

"Les travaux d'entretien sont financés directement par l’État avec la participation éventuels de mécènes. Il est prévu pour les 4 prochaines années d'oeuvrer à la restauration des couronnements (en cours depuis 2012). Diverses études sont en cours actuellement et permettront de préciser le programme pluir-annuel de restauration intérieur dans le cadre du ""plan cathédrales"" de la DRAC Midi-Pyrénées)"

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