Les Cathédrales

Antibes

Cathédrale : Notre-Dame de l'Immaculée Conception Maire :
Département : Alpes-Maritimes Diocèse : NICE
Région : PROVENCE ALPES COTE D'AZUR Evêque : Monseigneur André MARCEAU
Protection : Classée MH depuis le 16 octobre 1945 Statut : ancienne cathédrale
Propriétaire : commune d'Antibes
Lien : Adhérent : Oui
   

Particularité architecturale

L'édifice aurait été érigé au Xème siècle sous le nom de Sainte Marie de la Place. Presque totalement détruite en 1125 par les Sarrasins, l'église est reconstruite grâce à Raymond Bérenger, comte de Provence. En 1250, de nouveaux bâtiments sont édifiés dont un portique, aujourd'hui disparu. La cathédrale est restaurée sous Charles VIII. Lors la guerre de succession d'Autriche, le bâtiment est partiellement détruit au cours du siège que subit la ville de décembre 1746 à janvier 1747. La cathédrale est reconstruite par ordonnance de Louis XV des 7 juin et 6 juillet 1747. En 1854, la façade s'orna d'un perron. Réalisée en marbre de Carrare au milieu du XIXe, la statue de la Vierge Marie qui orne la façade, est offerte à la paroisse par une bienfaitrice, demoiselle Cécile Guirard « aussi distinguée par ses bienfaits que par ses bienfaits ». Vers la même époque, cette même personne fait réaliser à ses frais le pavement de l’intérieur de l’édifice en dalles de marbre noires et blanches alternées. En 1867, une restauration est décidée qui entraîne le masquage de la façade romane sous un décor de fronton, colonnes et chapiteaux en stuc . Le bâtiment est entièrement restauré en 1991.

Patrimoine mobilier remarquable :

Le très beau portail est du au sculpteur Joseph DOLLE. Il s’orne des deux saints protecteurs d‘Antibes. La porte de droite représente Saint-Sébastien, la porte de gauche, Saint-Roch, plus particulièrement invoqué contre la peste. Le cartouche supérieur évoque l’adoration du Saint Sacrement par deux anges.
En 1515, Louis Bréa, peintre niçois connu de 1475 à 1523, influencé par la peinture avignonnaise puis par l’école lombarde, y réalise un retable consacré à Notre Dame du Rosaire. Il s’agit de l’une de ses dernières œuvres. Le panneau central présentant la Vierge protégeant de son manteau l’église et les fidèles est entouré de quinze panneaux plus petits consacrés aux quinze mystères douloureux et glorieux du Rosaire. Deux des trois panneaux situés sous la Vierge évoquent les malheurs d’Antibes au début du XVIème siècle plus particulièrement la peste et les massacres. Le troisième rappelle l’intervention divine avec les miracles

L’intérieur de l’édifice abrite également un baptistère réalisé en 1722 dont la forme évoque une coquille. Un couvercle de cuivre recouvre la vasque. La chair est peut-être due au sculpteur Joseph DOLLE et à ses fils qui réalisent, à cette même période, plusieurs autels pour la cathédrale. Elle s’orne de quatre panneaux présentant les écritures. L’abat-voix est surmonté d’un ange à la trompette et décoré à l’intérieur d’une colombe aux ailes déployées.

La chapelle latérale de gauche abrite un christ en croix, probablement polychrome à l’origine, qui fut découvert lors de travaux effectués dans le chœur en 1938. Il y aurait été caché lors de la Révolution, la cathédrale étant vouée au culte de l’Etre Suprême.

Le buffet d’orgues rappelle le XVIIIème siècle, mais les orgues elles-mêmes datent de 1860. Elles sont réalisées par un maître organiste toulousain, De Jungh. En 1896, elles sont agrandies par Martella, facteur d’orgues d’origine florentine installé à Nice. L’orgue est modernisé par la maison Merklin, de Lyon, en 1923 avec la mise en place d’une soufflerie électrique et d’un système de transmission pneumatique. Une dernière fois restauré en 1971, l’instrument compte 2.800 tuyaux dont le plus grand mesure 5,25 mètres et le plus petit 25 cm. Il dispose de trois claviers et de quarante jeux.

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