Les Cathédrales

Condom

Cathédrale : Cathédrale Saint Pierre Maire : Dubrac Gérard
Département : Gers Diocèse : Auch
Région : Midi pyrénées Evêque : Maurice Gardès
Protection : Classée Monument Historique et inscrite sur la liste du patrimoine mondial de l'humanité par l'UNESCO au titre des chemins vers St Jacques de Compostelle. Statut : Ancienne cathédrale situé au cœur de la cité épiscopale de Condom
Propriétaire : commune de Condom
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Adhérent : Oui
   

Particularité architecturale

À l’est, la chapelle axiale dédiée à la Vierge Marie, a été construite au XIVème siècle, et ensuite rattachée à l’édifice du XVIème siècle.



De style gothique flamboyant languedocien, cet ensemble architectural est composé d’une large nef unique au transept non saillant. Cette nef, encadrée de fins piliers, soulignée de liernes et de tiercerons, est flanquée de part et d’autre de chapelles latérales plus ou moins profondes, séparées par des contre forts.
L’ensemble du bâtiment est couronné par une large verrière donnant une grande clarté à la nef. En effet les grandes avancées technologiques de l’époque permettent la multiplication des fenêtres hautes. Les baies ont tendance à occuper toute la largeur de la travée, transformant l’édifice en espace de lumière et de couleurs.
Les vitraux ont été remplacés plusieurs fois jusqu’au XIXème siècle, époque où les actuels dits « en grisaille » sont sortis des ateliers Condomois.
Le couvrement voûté sur croisées d’ogives est un élément traditionnel de l’art gothique méridional. Les clefs de voûte historiées, repeintes en 1841, sont un témoignage en dédicace.
Elles représentent d’est en ouest la Sainte Trinité, Saint-Pierre lui-même, les armes de la ville de Condom, celles de l’évêque bâtisseur, un portrait de Louis XII ainsi que les armes d’Anne de Bretagne.
Le chevet en hémicycle termine la partie orientale, avec un déambulatoire qui s’ouvre sur cinq absidioles, et au centre, la chapelle de la Vierge, la partie la plus ancienne de l’édifice.

"Détail" historique

Sous-préfecture depuis 1800, Condom compte plus de 7000 habitants répartis sur un territoire d’une superficie de 97km², près de 10 fois supérieur à la moyenne nationale de France. Édifiée sur un promontoire calcaire, la ville s’élève à 73 mètres d’altitude.

L’étymologie du nom de la ville remonterait à la protohistoire, du mot d’origine gauloise «Condatòmagus». Signifiant «marché du confluent», il nous rappelle que c’est grâce à la rencontre du ruisseau la Gèle et de la rivière Baïse au pied de la ville, que l’endroit devint un carrefour de populations, qui s’y installèrent.

En 1011 la ville de Condom entre dans l’histoire, lorsqu’une abbaye dédiée à Saint-Pierre est élevée et confiée aux bénédictins. Elle s’enrichit notamment grâce au passage des pèlerins allant vers Saint Jacques de Compostelle. En effet, tout le long du chemin se sont développés des haltes, hôpitaux et autres lieux d’accueil pour les « roumieux ». Ils cheminaient et faisaient des dons à l’Eglise, afin de purger leurs péchés.
Puis sous l’occupation anglaise au début du XIVème siècle, devenus puissants, les abbés obtiennent l’érection de Condom en évêché, avec un diocèse de 130 paroisses.
Les XIV, XV, XVI et XVIIème siècles sont noirs pour le royaume de France.
La guerre de Cent ans et l’alternance des partis anglais et français ravagent le pays jusqu’en 1453, les guerres de religion saccagent à leur tour les villes.
Les couvents sont pillés, la cathédrale mise à sac.
La fronde arrive ensuite et dévaste encore une fois le pays.
C’est une suite d’épreuves auxquelles il faut ajouter plusieurs autres maux tels que la famine, la disette et la peste.
Au XVIIIème siècle, le calme revient. Les sources sont captées, les rues pavées, les ponts et fontaines restaurés. On se préoccupe même de rendre la Baïse navigable. Les gabarres acheminent vins et eaux de vie d’Armagnac vers Bordeaux et l’étranger. La ville se développe et de riches hôtels particuliers sont érigés.
Le XIXème siècle est celui de l’économie et du commerce, mais la combinaison de la navigation et du chemin de fer n’eurent pas les effets positifs attendus.
Il faut ajouter à cela la crise du phylloxéra, un insecte installé dans les racines du du cep de vigne, ce qui entraina une disparition massive des vignobles et frappa une économie qui résista cependant jusqu’à la guerre 14-18.
Aujourd’hui, la ville est inscrite parmi les Grands Sites Touristiques de Midi-Pyrénées sous le titre « Flaran,Baïse, Armagnac » autour de l’Abbaye cistercienne de Flaran, du village fortifié de Larressingle, de l’itinérance douce dont la randonnée , le chemin de St Jacques et Compostelle et le tourisme fluvial sur la rivière Baïse, et de l’Armagnac ; notre histoire, nos Paysages et notre Eau de Vie.

Patrimoine mobilier remarquable :

Dans la tribune du narthex, se trouve un orgue placé au XVIIème siècle et caractérisé par le chant du rossignol, trois notes rares et baroques.

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