Les Cathédrales

Evreux

Cathédrale : Notre-Dame Maire :
Département : Eure Diocèse : Evreux
Région : Haute Normandie Evêque : Christian NOURRICHARD
Protection : Classée MH Statut : Cathédrale
Propriétaire : Etat Présence d'une cité épiscopale / d'un groupe cathédral
Lien : Adhérent : Oui
   

Précisions

Composée de l’ancien Palais Episcopal et de la Cathédrale, siège de l’évêché, la Cité Episcopale d’Evreux offre l’un des plus beaux exemples français en la matière.
LA CATHÉDRALE NOTRE DAME Majestueuse, on ne voit qu’elle ! Consacrée à la Vierge depuis 1076, la Cathédrale est un véritable livre ouvert des grands styles architecturaux, de l’époque romane à la Renaissance. Ses magnifiques verrières sont considérées comme un chef d’oeuvre de l’art du vitrail français du 13e au 16e s. A admirer également : le Trésor, les grilles du choeur du maître serrurier Jacques de la Haye, la chaire du 17es provenant de l’Abbaye du Bec Hellouin, et les treize chapelles rayonnantes fermées de clôtures en bois sculpté du 15e au 18es, qui comptent parmi les plus belles de France. Fortement endommagée en 1940, la Cathédrale vit l’achèvement de sa restauration en 1973, par la pose d’un coq doré à la pointe de la nouvelle flèche.
PALAIS EPISCOPAL Situé sur le flanc sud de la cathédrale à l’intérieur de l’enceinte gallo-romaine le palais épiscopal existait dès le moyen Age. Incendié à plusieurs reprises, c’est l’Evêque Raoul du Fou qui décrète de doter Evreux d’un palais digne de la puissance des évêques. C’est l’architecte de l’époque (Moteau ou Smoteau – selon les sources - le même que pour le Beffroi) qui décide de prendre appui sur le rempart gallo-romain. Le palais est édifié dans le double objectif de plaire et de défendre : au Sud le corps de logis surplombant les fossés présente un aspect très militaire ; la façade Nord, dotée d’une tourelle de style gothique flamboyant arbore, quant à elle, une architecture seigneuriale, plus séduisante. Aujourd’hui, il abrite le Musée.

"Détail" historique

La première cathédrale semble dater du commencement du 10e siècle. En 1119, Henri 1 vient mettre le siège devant Evreux et décide d'incendier la ville. Allumé au Nord par un temps d'automne très sec, le feu eut vite accompli son œuvre de destruction faisant disparaître avec la cathédrale plusieurs autres édifices religieux.
En 1125, on songe à relever la cathédrale et les travaux ont commencé semble-t-il en 1126.
1194 vit un nouvel incendie. De la nef, il ne resta que les arcades du rez de chaussée. Il fallut près d'un demi-siècle pour recueillir les fonds nécessaires pour construire les parties hautes de la nef. Les restaurations de la nef terminées, on songea à la reconstruction totale du chœur qui s'avère être une œuvre de la fin du 13e au début 14e .
La plus célèbre verrière de la Cathédrale se situe dans la 4e chapelle du chœur côté Nord: la Vierge à l’Enfant, drapée dans un manteau jaune, est l’une des plus jolies de France. C’est au 14e s qu’un maître-verrier ébroïcien conçut ce vitrail, en utilisant la couleur qui venait d’être inventée: le jaune à base de sel d’argent. Ce coloris, très coûteux, fut rapidement utilisé en France mais la qualité de celui de la cathédrale d’Evreux fi t que le Jaune d’Evreux passa à la postérité.
Le chœur achevé, on aménagea des chapelles entre les contreforts, soit autour du déambulatoire du chœur, soit le long des bas-côtés de la nef.
En 1379, nouveau désastre, les troupes du roi Charles V assiègent Evreux. La cathédrale dut encore en souffrir.
Vers 1396, on construisit le gros œuvre du transept et les parties supérieures de la travée biaise qui relie ce dernier au chœur soit de 1400 à 1410 environ.
Vers 1447 on reconsolida les piliers de la tour lanterne.
D'importants travaux furent exécutés sous le règne de Louis Xl avec principalement la consolidation de la tour lanterne, du clocher, de la façade du croisillon sud, de la bibliothèque, de la chapelle de la Sainte Vierge, du revestiaire, d'une partie du cloître et des édifices adjacents et de plusieurs arcs étayant le chœur.
La construction de la façade du croisillon sud date de la période 1500 - 1520. La consécration eut lieu le 19 mars 1548.
De nombreux travaux et aménagements eurent lieu au 18e siècle. Des marchés furent signés en 1747 et 1750 pour la confection des grilles du chœur, la refonte d'une cinquième et sixième cloches, la construction d'un maître autel en marbre consacré en 1749 par Mgr Pierre Jules César de Rochechouart, l'édification d'un autel de la Sainte Vierge en 1764, le pavage du chœur et divers travaux de marbrerie exécutés aux environs de 1780 et surtout la réfection du Grand Orgue par le facteur Jean- Baptiste Lefevre de Rouen et du menuisier Dubois d'Evreux.
Le 19e siècle fut pour la cathédrale celui des restaurations : réfection de la base des tours (1816- 1817); reconstruction de la flèche (1822- 1826), réparation des verrières (1826 et 1868), restauration des parties hautes de la nef (1874, 1887), du chœur et de ses verrières (1887 -1896), édification d'un maître autel (1896). (Texte Jean Pierre TAURAN)
En 2007 est inauguré un Grand Orgue de facture moderne : construit par Pascal Quoirin. De conception futuriste par son buffet réalisé par Bruno Decaris, ce grand instrument de 16 pieds en montre dispose de 53 jeux, 4 claviers de 56 notes, et d’un pédalier de 32 marches.
Actuellement : les façades sont en cours de rénovation, un nouveau parvis a été inauguré en décembre 2013.

Patrimoine mobilier remarquable :

Les clôtures des chapelles. D'une manière générale c'est l'art normand avec des influences italiennes de plus en plus prononcées au fur et à mesure que la Renaissance s'affirme. On dut commencer à établir ces chapelles sous Louis XII ; Les premières sont franchement gothiques telles les clôtures des chapelles Vlll, VII et X. La Renaissance fait timidement sous apparition dans les bas-reliefs des soubassements de la chapelle XV (Ste Catherine). Elle encadre la porte et souligne de ses oves la corniche de la clôture de la chapelle XlII (St Joseph). Elle couvre de ses arabesques et de motifs nouveaux la clôture de la chapelle XI (Rosaire) dont l'ordonnance générale reste gothique. Elle règne sans conteste dans les chapelles XVI (ND de Liesse) et XIV (Immaculée Conception). Cette dernière est un véritable chef d'œuvre.
Les clôtures qui ferment le déambulatoire sont un peu postérieures. Ces clôtures ainsi que celles des chapelles I et Il peuvent être datées de 1520. La clôture de la chapelle des Fonts Baptismaux (XXII) paraît plus jeune et semble appartenir au règne d'Henri II.
Toutes les autres clôtures sont du 17e siècle, soit de l’Époque de Louis XIII: chapelle XXI (Saints Anges), de L’Annonciation, de Saint Sébastien (Ill), soit de l'époque Louis XIV: chapelle XIX (Ste Anne), V et XVlll (Bonne Mort).
La chapelle du trésor- Les boiseries et ferronneries de cette chapelle constituent un ensemble unique que l'on peut dater du dernier quart du 15e siécle. On remarquera la solide armature de fer hérissée de piquants et de crochets, le tronc, sorte de coffre en saillie sur l'ensemble, les panneaux de l'armoire «décorés d'entrelacs symétriques enfermant des quatre feuilles et qui ressemblent assez à des tiges roncinées », et enfin les serrures, les heurtoirs et les verrous à l'élégante composition et aux fines ciselures.
Les grilles du chœur - Six premières grilles ont été exécutées d'après un devis en date du 13 juin 1744, sur des dessins de l'architecte Le Carpentier, par le maître serrurier Lahayes de la paroisse St Denys moyennant la somme de 2 400 livres. Le 16 juin, le même artisan prenait un nouvel engagement pour fournir les deux grandes grilles des portes latérales du chœur et de les livrer l'une à Noël, l'autre à la Saint Jean. La grille principale apparaît comme l'une des œuvres importantes de la ferronnerie au 18e siècle.
Les stalles - Elles remontent à la fin du 15e siècle et sont avec celles d'Ecouis et de Lisieux les plus anciennes de Normandie. Charles le Mauvais donna en 1377, 200 livres d'or pour leur construction. Les miséricordes sont décorées d'ornements feuillagés et les jouées terminales offrent, encadrées dans des arcatures brisées, toute une série de statuettes représentant des apôtres, des prophètes ou d'autres personnages indéterminés. Les draperies sont amples et habilement ajustées, elles donnent beaucoup de caractère à ces figures, œuvres d'ouvriers expérimentés et habiles.
La chaire - Œuvre du 17e siècle, la chaire, décorée de bas-reliefs sculptés sur les faces et de figures d'anges portant la tribune a pour auteur Guillaume de la Tremblaye, moine et sculpteur de l'abbaye du Bec Hellouin. Placée dans l'église abbatiale du Bec Hellouin en 1675, elle fut transportée à la cathédrale en juillet 1811
Grand Orgue de facture moderne depuis 2007 : construit par Pascal Quoirin. De conception futuriste par son buffet réalisé par Bruno Decaris, ce grand instrument de 16 pieds en montre dispose de 53 jeux, 4 claviers de 56 notes, et d’un pédalier de 32 marches.

Travaux d'entretien / de restauration :

Façade en cours (7 phases - prévues jusque 2015)
Aménagement du Parvis et des Abords de la Cathédrale

Plan de financement des travaux d'entretien / restauration :

Ville Région Etat Fonds européens

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