Les Cathédrales

Pointe-à-Pitre

Cathédrale : Saint Pierre et Saint Paul Maire :
Département : Guadeloupe Diocèse : Diocèse de Guadeloupe
Région : Guadeloupe Evêque : Monseignieur Jean-Yves RIOCREUX
Protection : Classée MH (1978) Statut : cathédrale, au même titre que le cathédrale de Basse-Terre (siège de l'évêché)
Propriétaire : ville de Pointe-à-Pitre
Lien : Adhérent : Oui
   

Particularité architecturale

Structure métallique

"Détail" historique

Dans ses proportions actuelles, l’édifice résulte de deux phases de travaux conduits au XIXe s., la première n’ayant pas laissé de traces. C’est en effet en 1807 que l’on posa la première pierre de l’église, qui fut achevée en 1818, après que le chantier eût connu plusieurs avatars (manque de moyens financiers, guerres, embargo, occupation anglaise). Détruite par le tremblement de terre de 1843, elle fut reconstruite entre 1847 et 1853 par l’architecte Alexandre Petit, qui adopta un principe novateur pour l’époque. Il choisit d’insérer dans la maçonnerie des murs un double pan de fer devant assurer la stabilité de l’édifice. La façade construite est celle que nous voyons encore aujourd’hui, exceptée quelques modifications. Elle se signale par la monumentalité d’un double étagement de colonnes surmontées d’un fronton triangulaire. En 1867, les colonnes en bois de la nef étant pourries, la municipalité dut se résoudre à fermer l’église. L’architecte-voyer Trouillé proposa alors de remplacer la maçonnerie ancienne des voûtes par une structure entièrement métallique. Cette dernière fut réalisée par la maison Joly, une entreprise industrielle spécialisée dont la renommée n’était plus à faire depuis qu’elle avait réalisé la charpente des Halles centrales de Paris dessinée par Baltard. Le montage de cette charpente en fer fut achevé en 1873. L’édifice se voulait techniquement novateur, car les maçonneries anciennes des murs latéraux et de la façade ne servent pas de mur porteur. Au contraire, l’ensemble de la structure repose sur des colonnes posées à dix centimètres de la face intérieure des murs.
À plusieurs reprises, diverses catastrophes menacèrent l’église mais aucune n’ébranla sa stabilité.

Patrimoine mobilier remarquable :

Les objets précieux et sacrés sont conservés dans la sacristie, qui n’est pas accessible au public. Les objets d’orfèvrerie religieuse, dont les plus nombreux sont liés au sacrement de l’Eucharistie : calices, patènes, ciboires…, se signalent par une grande simplicité de forme et de décor. Citons cependant comme pièce remarquable, un ostensoir-soleil, offert à la paroisse en 1826, orné de l’Agneau mystique et d’angelots qui décorent le pied et le nœud, œuvre de l’orfèvre parisien Louis Joseph Loque.
La sacristie abrite aussi plusieurs ensembles de vêtements liturgiques dont le port fut abandonné après le concile Vatican II (1962-1965). Ces vêtements de différentes couleurs (vert, blanc, rouge, violet, noir) possèdent avant tout une signification symbolique et correspondent aux temps de l'année liturgique, à des jours particuliers et aux actes pour lesquels ils étaient portés. Certains sont pratiquement complets et comprennent chasubles, étoles, manipules, voiles de calice et bourses de corporal. D’autres linges et garnitures liés à l’autel, à l’Eucharistie ou aux autres sacrements sont également conservés : tour d’autel, garnitures de dais de procession, nappes… Parmi ces ensembles, figure une remarquable chape en drap d’or, vêtement à l’origine réservé aux processions et fêtes solennelles, orné d’un élégant rinceau floral et dont le chaperon, richement décoré, est bordé de franges.

Travaux d'entretien / de restauration :

Depuis la fin des années 1980, les travaux de restauration ont mis en évidence l’érosion des fers, compromettant fortement pour l’avenir sa structure. La restauration entreprise depuis 25 ans a porté essentiellement, à ce jour, sur le traitement de l’armature métallique noyée dans la pierre.

Plan de financement des travaux d'entretien / restauration :

TRAVAUX DE RESTAURATION DE LA FACADE PRINCIPALE (2004/2005)
Coût : 900 000 €
Europe (DOCUP) : 30 %
Région Guadeloupe : 30 %
Etat (DRAC) : 22 %
Ville : 18 %

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